Lutter contre les îlots de chaleur : le PDC dépose une motion

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Le réchauffement climatique qui se produit à l’échelle de la planète n’épargne pas notre pays. Rien qu’à Genève, notre canton a enregistré ces dernières semaines des températures très élevées et un nombre croissant d’épisodes caniculaires. Ces fortes chaleurs ont un fort impact sur les habitants du canton, en termes de qualité de vie et de santé (malaise, déshydratation, pollution, etc.).

Le phénomène des îlots de chaleur, avec des températures diurnes et nocturnes sensiblement plus élevées dans les villes que dans les zones rurales, accentuent ces problèmes. Ses causes sont multiples : conditions météorologiques évidemment, mais aussi contexte géographique, topographie des localités, caractère minéral des villes et densité du bâti contribuent à l’augmentation des températures. La densité de la couverture végétale est elle aussi significative.

Menée conjointement par l’Université de Genève, GE-21, la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture du canton de Genève (HEPIA), Plante et Cité suisse et la Ville de Genève, le projet « Nos Arbres » traite précisément de l’importance de cette couverture végétale.

 

Les constats

Le projet « Nos Arbres » est construit autour de cinq questions fondamentales :

  • Existe-t-il trop, ou trop peu, d’arbres sur le canton de Genève ?
  • Où faudrait-il planter des arbres en priorité́ ?
  • Faudrait-il privilégier de nombreux petits arbres ou quelques grands?
  • Quelles espèces et essences faudrait-il privilégie pour les futures plantations ?
  • Comment améliorer la manière de planter des arbres ?

 

Le projet souligne les rôles importants joués par les arbres :

  • Espaces de détente
  • Lutte contre la pollution (filtre des poussières et des micropolluants[1]) et le bruit
  • Beauté des paysages
  • Abri de moult espèces animales etc…
  • Atténuation des effets des îlots de chaleur (Évapotranspiration : évaporation directe de l’eau du sol et transpiration des végétaux ; création d’ombrage et limitation de la réverbération du rayonnement solaire sur les murs des bâtiments et les chaussées ; réduction de la température en ville jusqu’à 3 degrés).

 

 

Que planter ?

Pour atteindre ce taux de 25%, chaque commune devrait planter 80 arbres moyens et 20 grands arbres sur une période de 15 ans. Alors que planter ? De nombreux arbres ? De petits arbres et quelques grands spécimens ?

Les grandes espèces sont plus efficaces pour lutter contre les îlots de chaleur, mais sachant qu’un grand arbre a besoin d’une fosse de 9 m3 (rayon : 9 m ; profondeur : 2 m), les espèces dépendront de chaque lieu concerné.

L’étude recommande cependant de choisir des essences capables de s’adapter aux futurs changements climatiques (soit + 3-4 degrés de plus selon le modèle intermédiaire du GIEC et de maintenir une représentation diversifiée des espèces (en cas de maladies), en favorisant des espèces indigènes si possible.

 

Comment planter ?

L’étude donne quelques pistes pour réussir les opérations de végétalisation, notamment planter simultanément des petits et des grands arbres, avec des espèces variées, favoriser les essences indigènes, favoriser les produits issus de pépiniéristes locaux et sélectionner les espaces susceptibles de s’adapter au réchauffement climatiques.

Mais pas que !  Il n’y a pas que les arbres…pour lutter contre les îlots de chaleur :  la couleur des constructions est aussi importante, la multiplication des points d’eau.

La diminution des surfaces vitrées, rehaussement des tours et bouches de refroidissement et d’aération, places publiques en sol terreux sont également importants dans cette lutte.

 

En résumé…

La nécessité de (re)végétaliser les endroits à haute densité d’habitations et/ou d’activités ne fait aujourd’hui plus débat, pour améliorer la qualité de vie des habitants, lutter contre les pollutions et les îlots de chaleur. Notre projet de motion a pour but d’ancrer dans le fonctionnement de Carouge des actions qui vont dans ce sens.